23/08/2011

Si je suis élu au Conseil national...par Ali ÜREGEN

Source

BLOG Demir SÖNMEZ

http://demirsonmez.blog.tdg.ch/archive/2011/08/21/si-je-suis-elu-au-conseil-national-par-ali-uregen.html

 

Si je suis élu au Conseil national...par Ali ÜREGEN




Le candidat Parti du Travail Ali ÜREGEN à la question que j'ai posée sur le chômage et la pauvreté. Rappel dans une précédente note j'ai posé cette question aux candidats des élections du 23 octobre prochain:

"Que ferez-vous si vous êtes élu-e-s au Conseil national/Conseil des Etats contre le chômage (plus de 165’000 en juin 2011 dont plus de 12’000 à Genève) et contre la pauvreté en Suisse (10 % de la population selon Caritas Suisse) ?"

Réponse de Ali ÜREGEN:

Vos Question aux candidat-e-s aux élections nationales :
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Vote pour la liste No: 18

Parti du Travail + Aînés

Nous revendiquons pour aujourd’hui…

Du travail pour toutes et tous

-l’application de l’égalité entre les salaires des hommes et des femmes

-l’instauration d’un salaire décent d’au minimum 4000 francs

-l’instruction de la semaine de 35 heures, sans réduction de salaire et avec engagement de personnel

-la mise en place d’une protection contre les licenciements

-application et renforcement des mesures d’accompagnement de la libre circulation avec l’UE

-la fin du dumping salarial

Notre But,

Nous arrivons à la conclusion que pour nous il n’y a rien à améliorer dans le capitalisme. Nous voulons vaincre le système existant et par un travail continuel édifier un ordre vraiment démocratique, un ordre socialiste. Mais nous ne voulons pas nous arrêter à cela. Notre but est une société communiste, ce qui signifie une société sans classe, dans laquelle la vie a un sens pour tous, dans la domination et l’aliénation auront été supprimées et l’équilibre écologique rétabli. Cette société est basée sur les valeurs de l’égalité des droits, du respect mutuel, de la paix et de la libération du contraire.

Dans ce sens nous sommes un parti révolutionnaire, qui se différencie de tous les autres partis politiques suisse.

AliSatigny.jpg


Ali ÜREGEN

Candidat au conseil national

Liste No: 18

Parti du Travail

Blog FR
http://uregen.blog.tdg.ch/

Blog TR
http://www.uregen.blogcu.com/

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11/08/2011

LISTE N°18, Parti du Travail + Aînés

PDT.GE.png

LISTE N°18

Parti du Travail + Aînés

1. WENGER Salika – Genève

Conseillère municipale, membre AVIVO, membre Mouvement populaire des familles (MPF), présidente de l’Association des Suisses contre les intégrismes, membre UNIA

2. ENILINE Alexander – Corsier

Secrétaire cantonal du Parti du Travail, Comité de l’Association des étudiants en lettres (AEL), membres CUAE, membre Comité Suisse-Corée

3. ECUYER Hélène – Genève

Ancienne conseillère municipale, membre Association genevoise des ludothèques, membre WWF, membre MPF, membre AVIVO

4. SPIELMANN Jean – Genève

Président du Parti du Travail, Comité de l’AVIVO, Association des amis du Monde diplomatique, ancien président du Grand conseil, ancien conseiller national

5. MISSOH Massan – Vernier

Association Femmes africaines, CIDAD, Tradition et médecine

6. ECUYER René – Genève

Comité de l’AVIVO, ancien député au Grand conseil, ancien conseiller municipal, ancien juge au tribunal des baux et loyers

7. MEIERHOFFER Charlotte – Genève

Membre AVIVO, membre ASLOCA, Association Femmes africaines, Association Bassa, Association féministe de Genève

8. ÜREGEN Ali – Thônex

Membre SIT, ancien membre Parti communiste turc (TKP), ancien membre ÖDP

9. AYUSAWA Raymonde – Genève

Membre Association Suisse-Cuba, membre Association des habitants de la Vielle-Ville, membre AVIVO

10. COHEN Arthur – Genève

Assistant en communication, membre ASLOCA, membre Association des Suisses contre les intégrismes

11. LANY Xavier – Vésenaz

Ingénieur en agronomie

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10/08/2011

Communiqué de Presse

PDT.GE.pngGenève, le 9 août 2011

Pour le PdT

Alexander Eniline

Secrétaire cantonal

Communiqué de presse Elections nationales du 23 octobre 2011 : Ensemble à Gauche…vraiment ?

Le Parti du Travail estime nécessaire de réagir au communiqué de presse des dites listes

Ensemble à Gauche – La Gauche – solidaritéS, signé Jean Batou, du 8 août 2011, ainsi qu’à 3 articles parus dans le Courrier le 8 et le 9 août ; ce afin de corriger certaines imprécisions, voire contre-vérités flagrantes. Nous nions résolument que les deux listes déposées par solidaritéS soient des listes Ensemble à Gauche. Nous souhaitons rappeler qu’Ensemble à Gauche était une alliance électorale pour les élections municipales en Ville de Genève et dans la commune du Grand-Saconnex conclue entre quatre partenaires : le Parti du Travail, le DAL, les Indépendants de Gauche et solidaritéS. Les communistes s’étaient retirés d’Ensemble à Gauche bien avant le dépôt des listes, et la Gauche n’était pas partie prenante. Nous profiterons de l’occasion pour rappeler à M. Batou qu’à Carouge la liste commune s’intitulait A Gauche Toute !, et non Ensemble à Gauche (ainsi que le laisse entendre le texte de son communiqué). C’est pourquoi nous estimons que pour pouvoir prétendre être Ensemble à Gauche, une liste doit comprendre la totalité, ou tout au moins la majorité des quatre composantes fondatrices, et s’inscrire dans la continuité de la démarche d’Ensemble à Gauche, qui était de rassembler les différentes organisations à la gauche du PS dans leur diversité, afin de travailler ensemble à la réalisation d’un projet politique commun, dans des conditions d’égalité et de respect mutuel. Or ce n’est absolument pas le cas, très loin de là même. Le Parti du Travail et la Gauche combative ne sont pas les seuls à ne pas participer à ces prétendues listes Ensemble à Gauche. En fait, elles comprennent presque exclusivement des membres de solidaritéS ! Mais peut-être mieux vaut commencer par expliquer comment on en est arrivé là. Au sortir des élections municipales, les quatre composants membres d’Ensemble à Gauche entamaient des négociations en vue des élections nationales de cet automne. Le principe sur lesquels se sont entendus à l’unanimité les représentants des organisations membres était celui d’une liste commune, rassemblant les quatre composantes. Nous avions en effet estimé qu’en vue des élections au Grand conseil dans deux ans,

il était nécessaire de démontrer la capacité d’union des forces à la gauche du PS, ce qui ne pouvait se faire qu’à travers une liste commune, ou des listes communes sous-apparentées, comprenant à chaque fois des candidats de toutes les composantes.

Las, nous étions partis pour plusieurs mois de discussions stériles et de poker menteur, sans presque jamais parler de politique. Les représentants de solidaritéS nous ont baladés de semaine en semaine à coup de volte faces, propositions sorties du chapeau et exigences absurdes. A chaque fois, les exigences de solidaritéS augmentaient, au point de rompre tout rapport de proportionnalité et devenir inacceptables pour les autres composantes : il leur fallait la tête de liste (ou les têtes de liste des deux listes sous-apparentées), plus de candidats que les autres, etc. Malgré tout, le Parti du Travail, le DAL et les Indépendants ont continué ces négociations stériles, et étaient même prêts à céder face aux exigences de solidaritéS afin de sauver le principe de la liste unitaire. Mais cela ne suffisait visiblement pas. A la fin, face à l’arrogance de solidaritéS, le PdT, le DAL et les Indépendants ont fait front commun. Alors, à la fin juin, coup de théâtre, solidaritéS proposait de tirer un trait sur l’unité et de déposer des listes sous-apparentées par composantes. Le PdT, le DALet les Indépendants ont fermement refusé. En effet, les électeurs n’y auraient vu qu’autant de listes de partis différentes et une désunion de fait…qui aurait d’ailleurs bien été le cas. Et si l’on se présente séparément, en s’alliant grâce au seul gadget technique du sous-apparentement, comment prétendre que l’on est Ensemble ? A la dernière réunion, les représentants de solidaritéS ont mis fin aux négociations en affirmant qu’ils n’avaient plus le mandat pour négocier sur quoi que ce soit, et qu’ils nous enverraient une lettre expliquant leur proposition de sous-apparentement.

La lettre est arrivée le lundi suivant…en même temps que Pierre Vanek venu déposer une liste composée exclusivement de membres de solidaritéS et intitulée Ensemble à Gauche ! Les trois autres composantes étaient placées devant un chantage scandaleux : devoir se résigner à se sous-apparenter à la liste de solidaritéS, érigée en liste mère, ou partir seuls, et laisser à solidaritéS le malin plaisir de les accuser hypocritement d’avoir brisé l’unité. Nous souhaiterions vous rappeler à ce propos le communiqué de presse commun du DAL et des Indépendants daté du 15 juillet 2011, et notamment ces paroles que nous faisons nôtres : «Nos deux formations […] sont indignées de ce mode de faire qui nous met devant le fait accompli. Nous refusons la division et exigeons que SOLIDARITES retire le libellé d’ENSEMBLE A GAUCHE sur sa liste, qui est une usurpation inadmissible. Nous réitérons, néanmoins, notre demande d’une réunion entre les formations d’Ensemble à Gauche, dans le but de déposer une liste unique pour rétablir l’union entre nous ». Face à l’obstination et à l’arrogance de solidaritéS, le DAL et les Indépendants ont finalement choisi de renoncer à toute participation aux prochaine élections nationales.

Donc, quand M. Batou prétend que «une majorité consistante de la gauche de la gauche a choisi cette fois de former ensemble deux liste sous-apparentées pour le Conseil national», c’est, pour rester poli, une contre-vérité flagrante. Il ne s’agit de rien de plus que d’une liste solidaritéS ensemble…avec solidaritéS. A vrai dire, nous n’avons repéré que deux candidats non membres de solidaritéS, et il doit y avoir tout au plus un ou deux autres que nous n’aurions pas vu. «Des élus AVIVO à la Constituante» ? Des membres solidaritéS, élus sur la liste AVIVO à la Constituante…la nuance est de taille ! « Des candidat-e-s des Indépendants de gauche aux Municipales » ? Nous n’avons relevé que Magali Orsini et Maria Pérez (qui est devenue membre de solidaritéS depuis). C’est le droit le plus strict des candidats qui s’étaient présentés sous les couleurs des Indépendants de gauche de se présenter sur la liste de leur choix, mais cela n’est certainement pas une raison valable pour laisser entendre que les listes de solidaritéS incluent un nombre plus ou moins importants de cette composante, et donc incluent cette composante en tant que telle, ce que fait le texte de Batou ; ni que les Indépendants auraient implosé, comme nous pouvons le lire dans le Courier. Les Indépendants, de même que le DAL, existent et ont pris la décision de ne pas participer aux élections nationales. «Des membres de La Gauche – Genève » ? Non membre de solidaritéS, nous n’avons repéré que Chantal Gasser, et Magali Orsini déjà citée. Par ailleurs, solidaritéS participe à La Gauche à Genève, ce que ne fait pas le PdT, ni la majorité du DAL et des Indépendants. Vu qu’il n’y a pas beaucoup de militants de la gauche radicale à Genève qui ne soient pas membres des quatre organisations susmentionnées, il semble que La Gauche – Genève soit de ce fait avant tout une extension de solidaritéS. Des membres «de solidaritéS » ? On ne trouve que ça ? Les deux listes soi-disant Ensemble à Gauche ne sont donc rien d’autre que des listes de solidaritéS ensemble avec…solidaritéS ! Et élargies à quelques personnes extérieures à solidaritéS.

Une liste ouverte de solidaritéS tout au plus donc, comme nous le faisons aussi d’ailleurs en présentant deux camarades qui ne sont pas issus de nos rangs. Il n’y a donc aucune «majorité consistante », à moins que solidaritéS ne s’imaginent incarner cette majorités à eux tous seuls? Ensemble à Gauche n’étant pas une association, et le nom n’étant pas déposé, nous ne pouvons juridiquement empêcher solidaritéS de prendre ce nom. Nous souhaitons toutefois dénoncer résolument cette basse manœuvre politicienne, ridicule mis à part de partir seul en prétendant être «ensemble », de tentative récupération d’un travail politique et de succès commun aux municipales par solidaritéS ; et attendons des journalistes un minimum de déontologie, qui consiste à ne pas tomber dans le panneau et à dire clairement que les soi-disant listes Ensemble à Gauche ne sont que des listes solidaritéS.

Nous dénonçons d’ailleurs vigoureusement cette récupération politicienne et électoraliste de

l’AVIVO par solidaritéS. Faut-il le rappeler : même si l’actuel président de l’AVIVO est membre de solidaritéS, l’AVIVO n’est pas la propriété de solidaritéS ! Nous rappelons que les militants de l’AVIVO ne sont pas tous membres ou sympathisants solidaritéS, loin de là même, et que le comité de l’AVIVO comprend une majorité de membres qui ne sont pas issus de solidaritéS, dont plusieurs membres du Parti du Travail. Nous rappelons que le Parti du Travail a créé l’AVIVO, mais que nous ne l’avons jamais utilisé comme faire valoir électoral, et avons clairement séparé l’AVIVO et le PdT, ce grâce à quoi l’AVIVO a pu devenir une organisation de masse engagée dans la défense des droits des retraités. Afin que l’AVIVO puisse continuer à jouer son rôle, il importe qu’elle puisse rassembler largement, au-delà des appartenances à tel ou tel parti. Pour cela, le président de l’AVIVO doit rester au-dessus de la mêlée afin de pouvoir représenter tous les membres de l’AVIVO. De se présenter comme tête de liste de la liste qu’il veut est le droit le plus strict de Souhail Mouhanna, mais qu’il le fasse sur une liste solidaritéS en tant que président de l’AVIVO est inadmissible et porte atteinte aux intérêts de l’association. Cela rappelle, si besoin était, que solidaritéS excelle dans l’art de la récupération politique, sans aucun égard pour la cause qu’il récupère. Des membres de l’AVIVO et du comité de l’AVIVO, outrés par cet état de fait, se présentent sur notre liste ou la soutiennent, pour rappeler que solidaritéS n’es pas le propriétaire de l’AVIVO, ni n’a le monopole de la défense des retraités, ce qui explique que notre liste s’appelle

«Parti du Travail + Aînés ».

Nous avons lutté jusqu’au bout pour l’unité. Si le Parti du Travail se présente seul, ce n’est pas par reflexe identitaire, mais suite au constat de l’échec d’Ensemble à Gauche comme forme de regroupement des forces à la gauche du PS autour d’un projet politique commun. La volonté de solidaritéS de récupérer tout l’acquis d’Ensemble à Gauche à leur seul profit, sans égard pour le projet commun et au détriment de la cause qu’ils prétendent servir, leur volonté d’hégémonie à tout prix et leurs méthodes de coups tordus à répétition et de récupération de tout ce qui peut l’être, sans cohérence politique et sans but à long terme, caractéristiques de l’opportunisme de gauche, rendaient toute tentative de poursuite de travail en commun illusoire et contreproductive. Nous avons donc décidé qu’il était pour nous inadmissible de céder au chantage du sous-apparentement, car aucune forme d’alliance n’est possible ni souhaitable si elle est imposée par une partie prenante pour son seul intérêt et non mutuellement consentie, et que nous devions nous présenter seuls afin de mener une véritable lutte politique, et non perdre notre temps dans les méandres de négociations stériles qui au final desservent tous ceux qui s’y embourbent. Nous avons par ailleurs des divergences politiques profondes avec solidaritéS sur l’Union européenne et la libre circulation.

Non pas que nous soyons contre l’immigration, mais parce que nous estimons que les accords bilatéraux tels qu’ils existent favorisent le dumping salarial, ce d’autant que les mesures d’accompagnement ne sont qu’une farce, gravent le néolibéralisme dans le marbre et vont à

l’encontre des intérêts des travailleurs de notre pays. Enfin, nous n’avons jamais affirmé que nous aurions pour projet de partir seuls pour les cantonales dans deux ans, bien qu’il soit fort possible que nous ne puissions plus travailler avec solidaritéS. Notre vision stratégique n’est pas le repli sectaire, mais la construction d’un large front populaire, fondé sur un réel projet politique et une authentique implantation sociale et dans les luttes, et non sur des combines de marchands de tapis, afin de construire une nouvelle société socialiste

P.S : bien que nous n’ayons pas déposé de bulletin pour le Conseil des Etats, nous ferons campagne pour Liliane Maury-Pasquier et Robert Cramer.

Pour le Parti du Travail

Alexander Eniline

Secrétaire cantonal

 

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09/08/2011

Parti du Travail

 

PDT.GE.png

 

 

 

Aujourd'hui le 8 juillet 2011, dépôt de sa propre liste du Parti du Travail + Aînés.

Je me suis présenté comme un candidat du parti du travail au conseil national du 23 octobre 2011

Ali ÜREGEN

Membre du PdT

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21/06/2011

Après les élections législatives

 

Source,

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-apres-les-elections-legislatives-le-parti-communiste-turc-tkp-exprime-sa-colere-sur-les-fraudes-76841367.html


Après les élections législatives, le Parti communiste turc (TKP) exprime sa colère sur les fraudes, ses inquiétudes sur le renforcement du parti islamiste AKP et appelle à la résistance

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Après les élections législatives, le Parti communiste turc (TKP) exprime sa colère sur les fraudes, ses inquiétudes sur le renforcement du parti islamiste AKP et appelle à la résistance


Traduction AC pour

 

Communiqué du Parti communiste turc sur le résultat des élections législatives du 12 juin

 

 

La Turquie vient d'en finir avec une élection dans laquelle le gouvernement a usé de toute sorte de méthodes illégitimes telle que la répression, le chantage et la fraude ; où des nouvelles de fraudes électorales se sont succédés tout au long de la journée électorale. Le résultat dans son ensemble est loin d'être réjouissant pour les classes laborieuses de Turquie. La pauvreté, le chômage, le fardeau croissant de la dette, l'effondrement total du système juridique, la position de force de la réaction dans toutes les sphères de la vie sociale et les pratiques de l’État policier n'ont pas suffi à écarter le peuple du vote AKP. Cette situation pose en elle-même un problème important. La réalité que l'AKP ait obtenu une partie de ses voix grâce à des combines et des fraudes, comme cela s'est déroulé précédemment pour le référendum, ne change rien au fait qu'une partie considérable de la société se retrouve face à la menace de la déchéance.

 

Les élections du 12 juin n'ont pas mené à une remontée des « mécontents » de cette situation. Outre les voix obtenues par réaction, les pressions massives exercées afin de rassembler toutes les voix de gauche sous la bannière du CHP (Parti républicain du peuple– kémaliste) n'ont produit aucune dynamique ni mobilité sociales, et le CHP est resté à un niveau électoral loin de susciter un espoir parmi les électeurs de ce parti. La politique du « nouveau CHP » de Kemal Kılıçdaroğlu consistant à gommer les différences avec l'AKP n'a pas porté ses fruits, et elle a même rendu certaines couches de la société plus vulnérables vis-à-vis de l'AKP.

 

Le Bloc travail, démocratie, liberté, qui a réussi dans une large mesure à atteindre ses objectifs, a renforcé fondamentalement la représentation du peuple Kurde au Parlement, en dépit du fait que le Bloc a réussi à faire élire trois personnes issues de la gauche Turque. Dans la période à venir, des ambiguïtés subsistent sur la façon dont le BDP, qui deviendra un acteur plus important que le CHP et le MHP dans la politique turque, interviendra dans la transformation de la Turquie, au centre de laquelle se trouve l'AKP. Ni la question Kurde ni la dynamique interne de la Turquie, articulées aux derniers développements dans la région ne permettront une telle ambiguïté, qui doit se résoudre en référence au problème Kurde lui-même.

 

Le Parti communiste de la Turquie, qui s'est lancé dans les élections avec le slogan « Ne baissez pas la tête » et avait déclaré comme objectif d'obtenir 500 000 voix afin de construire une plus grande résistance après le 12 juin, est le parti le plus malheureux si nous prenons les résultats électoraux comme point de référence. Le TKP a obtenu même moins de voix que certaines formations politiques qui n'ont pas la moindre importance, et a échoué assez largement dans ses objectifs fixés avant les élections. Concrètement, le TKP n'a pas réussi à donner un sens différent aux élections, lors desquelles tout le monde était concentré sur des questions d'arithmétique parlementaire, et a ainsi récolté moins de voix que ce qui est son influence sociale réelle. Notre parti examinera les raisons pour lesquelles il a obtenu si peu de voix sans avoir recours aux effets d'un système électoral injuste, du blocus médiatique, des fraudes électorales, des pressions exercées à travers des arguments tels que « ne dispersez pas les voix » ou « nous devrions tous soutenir ceux qui iront au Parlement », ou le fait que certaines de ses voix ont été volés en dépit de toutes les mesures prises par le parti. Bien entendu, le TKP ne se résignera pas à ce résultat, mais prendra plutôt rapidement les mesures nécessaires et n'attendra pas les prochaines élections pour réaliser un bond en avant, qui renforcera notre parti porteur de la bannière du socialisme en Turquie.

 

De plus, la Turquie n'est pas le genre de pays dans lequel vous pouvez rester les bras croisés.

 

Même si le parti politique qui est au pouvoir depuis neuf ans a obtenu le consentement de la société en obtenant 50% des voix, les élections du 12 juin n'ont pas rendu la Turquie plus stable pour autant. Les problèmes des masses laborieuses allant en s'intensifiant, les derniers développements dans notre région, l'économie de notre société plus que sensible et vulnérable, le fait que les scores électoraux élevés de l'AKP ne lui apporte pas de majorité parlementaire confortable au parlement, et qu'une partie considérable de la population sort renforcée dans son opposition au gouvernement, causeront de sérieux maux de tête à l'AKP malgré les 50% des voix qu'il a remporté..

 

Le Parti communiste de Turquie clarifia ses tâches actuelles pour la lutte révolutionnaire dans le paysage politique post-électoral du pays et fera de son mieux pour réaliser ces objectifs. Notre parti mettra à profit ses réserves et ses positions conquises dans le cadre de son travail électoral, dans ses efforts, pour réaliser ces objectifs.

 

A cette fin, le Comité central du Parti communiste turc a décidé de lancer immédiatement ses travaux pour la tenue du 10ème Congrès du parti. Le Congrès sera préparé par le Comité central et le Conseil du parti avec la contribution active des sympathisants du TKP qui ont participé à la campagne électorale du parti. Le TKP ne laissera pas les résultats électoraux ramener le développement politique et organisationnel du parti au point-mort. La procédure menant au 10ème Congrès commencera avec la réunion du Conseil du parti qui se tiendra dimanche prochain et finira avec la Conférence nationale prévue pour juillet.

 

Le Comité central du Parti communiste turc remercie tous les cadres, militants et sympathisants du parti qui ont fait des efforts énormes afin de porter la voix de « ceux qui ne baissent pas la tête » en dépit des divers obstacles et contraintes posés sur notre chemin. Le Comité central du TKP appelle également tous les cadres, militants et sympathisants du parti à se retrousser les manches immédiatement pour le Congrès qui a une importance historique.