03/05/2014

99ème année de la problématique arménienne

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99ème année de la problématique arménienne

 

Le peuple arménien, comme certaines autres populations de l'époque, a été sous l'emprise de l'empire Ottoman, pendant de nombreuses années, tantôt sur le plan politique qu' économique.

Les Arméniens et les Turcs ont commencé à se côtoyer pour la première fois au début du 11ème siècle. Après cette époque, ces deux peuples ont cohabité ensemble pendant des siècles avec un modèle sociaux-collaboratif exemplaire. Dans cette richissime mosaïque se trouvaient diverses ethnies et diverses religions, composées de plusieurs peuples différents.

Lorsque l'empire Ottoman a commencé à s'affaiblir, avec la pression de l'Europe et des Occidentaux, la dégradation entre les arméniens et turcs a vu le jour. Le but des Occidentaux était de diviser l'empire Ottoman et de séparer le peuple arménien pour leurs propre intérêt. La stratégie était d'une part de diviser et envenimer les rapports entre le peuple arménien contre les turcs

La Turquie, étant placée entre l'Europe et l'Asie est très vite devenue la proie idéale que tout le monde souhaitait, notamment pour des raisons géopolitiques.

L'image qu'on a toujours voulu donner à travers des écrits de l'histoire était de faire croire à un antagonisme entre turcs et arméniens. Certes, durant la première guerre mondiale, les arméniens, comme la plupart des autres nations ont eu des pertes considérables

1ère guerre mondiale

Avec l'évolution grandissante du conflit armé, l'effondrement de

l'empire Ottoman est devenu inévitable, d'autant plus que les Ottomans abritaient beaucoup de peuples de divers horizons.

La Russie, la France ainsi que l'Angleterre, voyant venir la fin de l'empire Ottoman, sont partis à la recherche d'idées afin de diviser au mieux cet empire. Dans ce contexte, ils ont très clairement provoqué et attisé les Arméniens contre les Turcs. Étant donné qu'ils n'étaient pas de même religion, leur tâche est devenue extrêmement facile.

Les avis divergent

En 1915, beaucoup les avis différents des historiens se contre-disent quant au nombre de personnes massacrées. Selon certaines sources le chiffre de 3 millions est prononcé alors que selon d'autres sources ce chiffre ne dépasserait pas 1 million de personnes tuées. A cette époque, selon les statistiques 1'300 000 ( 1 million 300 mille arméniens ) vivaient dans les territoires de l'empire Ottoman!

Le Génocide

Tout le monde connaît la définition du terme génocide: en 1944 le professeur de droit américain, raphael Lemkin, d'origine juivepolonaise, définit ce terme à partir de la racine grecquegenos, «naissance», et «genre» «espèce», et le suffixe cide, qui vient du terme latincaedere, « tuer », « massacrer ».

La volonté de l'empire Ottoman n'était aucunement de vouloir exterminer l'ensemble du peuple arménien et autres peuples de leur territoire mais de les déplacer afin d'éviter les différents conflits qui déjà existaient entre factions. On a alors opté pour une loi dite: «Tehcir Kanunu».

Les communistes et la problématique arménienne

La Parti communiste de Turquie de l'époque ( TKP, a toujours était très sensible à ce sujet, les rapports de TKP ) ainsi que les rapports de «The Commintern» se complètent parfaitement. Les mêmes opinions sont partagés des deux côtés. De plus, divers échanges de courriers entre Lénine et Staline montrent très clairement que ce n'est pas un génocide qui s'est produit mais bel et bien une tuerie sanglante. A ce propos, Lénine a dit: «ce qui s'est passé entre Arméniens et Turcs est un massacre tragique».

La problématique arménienne et les tentatives de dialogue

En 1991, l'indépendance de l'Arménie a officiellement été reconnue par la Turquie et les autres nations. Hélas, jamais aucun vrai pourparler sur le sujet n'a abouti à une vraie solution diplomatique entre les deux pays.

Les arméniens actuellement

Aujourd'hui les arméniens vivent dans trois secteurs différents: ceux qui vivent en Arménie, en Turquie ainsi qu'en Europe occidentale. Le fait de vivre dans divers pays et divers milieux économico-sociaux les partagent d'avantage. Les arméniens vivant en Occident, essayent de diriger l'Arménie à distance avec leurs opinions «transformées» par rapport à la vérité réelle de leur pays. Malgré son indépendance, l'Arménie dépend aussi bien sur le plan économique que politique de la Russie.

En sortant de la pression russe, l'Arménie peut ainsi s'ouvrir en passant par la Turquie vers l'Europe et obtenir de réelles opportunités pour son économie. La partie des Arméniens vivant en Turquie n'ont d'autre choix que de s'adapter et vivre comme la Turquie le souhaite, d'où la présence d'une discrimination quasi permanente.

Malgré cette discrimination, les Arméniens n'ont que le choix de subir et accepter la volonté de l'autorité du gouvernement Turc!

La Suisse et la problématique arménienne

La position de la Suisse quand a ce sujet n'est pas très claire et pas objective à mon point de vue. En effet, l’État a bien reconnu le «génocide arménien». Cependant la Suisse se contredit également, notamment en punissant toute personne ne reconnaissant pas le génocide.

La Suisse est un pays politiquement neutre et dois le rester. La Suisse doit, comme par le passé s'efforcer de maintenir son effort pour la paix des peuples et non élaborer des théories contradictoires. En ce qui concerne la liberté d'expression, la Suisse participe aux décisions de la Cour Européenne des Droits de l'Homme, ils doivent donc être en conformité au droit international!.

En conclusion

Les événements de 1915, sont hélas un massacre en masse, indiscutable! Ce n'est, à mon avis aucunement un génocide. Les gouvernements ainsi que la conjoncture actuelle n'est pas capable de trouver de compromis afin de résoudre ce problème définitivement.

Car, le gouvernent de Turquie avec son fort penchant axé sur la religion islamique et anti-communiste, ne veut en aucun cas rentrer en matière sur un sujet aussi délicat et très important à leurs yeux. De plus, au même titre que la Turquie, le gouvernent Arménien est de même ultra-nationaliste et particulièrement anti-communiste.

La seule vraie solution serait possible en mettant en place des régimes gouvernementaux socialistes avec une large vision à partager entre les communistes des deux pays.


Notes:
Cette année le premier ministre turque a fait des déclarations sur le sujet à plusieurs médias étrangers. Ils ont conduit à une mauvaise compréhension sur les termes avancés, parce que le premier ministre turc ne s'est pas excusé pleinement à la satisfaction générale sur la question et les événements du passé., Il a dit que ceux qui sont morts dans à ce moment là, il leur présentait ses condoléances ainsi qu'à leurs petits-enfants. Il ne s'excuse pas, et ne reconnaît point le terme de «génocide».

Le premier ministre turc est capable de prononcer des mots très sélectifs, mais en fait ils sont appliqués dans sa politique quotidienne qui a pour but de faire la collecte de voix pour son prestige personnel.

UREGEN Ali
Genève, le 24 avril 2014