01/04/2013

élections cantonales

 

La gaeag-2011.jpguche de la gauche finalise son alliance

 

Par Sophie Roselli. Mis à jour le 27.03.2013 37

 

Six formations comptent présenter une liste commune d’une cinquantaine de candidats aux élections cantonales.

 

On apprend toujours de ses erreurs. Parties divisées lors des précédentes élections cantonales, qu’elles ont perdues en 2005 et 2009, six formations de gauche sont prêtes à s’allier. Objectif: reprendre des sièges au Grand Conseil cet automne, après huit ans d’absence. Surprise, un groupe de syndicalistes compte les rejoindre. Une seule liste présentant une cinquantaine de candidats se dessine. Le mariage à sept doit être célébré le 1er mai, journée symbolique de la Fête du travail.

 

Les fiançailles ont été formalisées dimanche soir entre le Parti du Travail (PdT), solidaritéS, les Indépendants, le groupe Défense des aînés et des locataires (DAL), La Gauche, les Communistes et des syndicalistes. «Nous allons déposer une liste sous la dénomination Ensemble à Gauche qui regroupera toutes les formations», annonce Christian Grobet, chef de file des Indépendants.

 

Répartition en cours

 

«Je ne peux pas confirmer un accord formel, mais les choses avancent bien, nuance René Ecuyer, président du PdT. Tout le monde accepte le principe de l’alliance. J’espère que cela va créer une dynamique nouvelle!» Ce mammouth de la politique, qui affiche trente-cinqans de mandats au Parlement et au Municipal de la Ville, participe aux préparatifs mais laissera sa place aux jeunes.

 

Dans les coulisses, les grandes discussions ont commencé pour déterminer la clé de répartition de la cinquantaine de places sur la liste commune. On parle de seizecandidats pour solidaritéS, une dizaine pour le PdT, six pour les Indépendants, autant pour le DAL, quatre pour les Communistes et autant pour La Gauche, six à huit pour les syndicalistes.

 

Des syndicalistes en plus

 

Ceux-ci entrent facilement en politique mais lancent rarement leur propre groupe. Alors pourquoi un tel engagement? «La droite et l’extrême droite sont dominantes au Grand Conseil et prennent des décisions contre les salariés. Cela n’est pas acceptable», réagit David Andenmatten, coprésident du SSP, prêt à intégrer la liste. A ce stade, il est prématuré de chiffrer le nombre de participants, tempère-t-il, tout en précisant qu’il s’agira «d’initiatives individuelles». Leur présence permettra de «cimenter Ensemble à Gauche», se réjouit Christian Grobet.

 

Les premières tentatives de rapprochement des formations de gauche remontent au succès de l’élection en Ville de Genève en 2011, rappelle Pierre Vanek, présent sur la liste de solidaritéS. A l’époque, quatre groupes se sont unis sous la bannière d’Ensemble à Gauche. «On a obtenu 14% et on est même arrivé devant les Verts! Il n’y a pas de raison que cela ne se reproduise pas.»

 

Tous semblent avoir tiré les conséquences de leur échec aux deux précédentes élections cantonales. «En 2009, il y avait deux listes qui rassemblaient au total plus de 12%, rappelle Christian Zaugg, président du DAL. Cela représente une proportion importante de la population, qui aspire à une représentation parlementaire pour la défendre.» Quant à la course au Conseil d’Etat, l’idée de présenter six à sept candidats fait son chemin. (TDG)

 

Créé: 27.03.2013, 07h25

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