23/08/2011

Si je suis élu au Conseil national...par Ali ÜREGEN

Source

BLOG Demir SÖNMEZ

http://demirsonmez.blog.tdg.ch/archive/2011/08/21/si-je-suis-elu-au-conseil-national-par-ali-uregen.html

 

Si je suis élu au Conseil national...par Ali ÜREGEN




Le candidat Parti du Travail Ali ÜREGEN à la question que j'ai posée sur le chômage et la pauvreté. Rappel dans une précédente note j'ai posé cette question aux candidats des élections du 23 octobre prochain:

"Que ferez-vous si vous êtes élu-e-s au Conseil national/Conseil des Etats contre le chômage (plus de 165’000 en juin 2011 dont plus de 12’000 à Genève) et contre la pauvreté en Suisse (10 % de la population selon Caritas Suisse) ?"

Réponse de Ali ÜREGEN:

Vos Question aux candidat-e-s aux élections nationales :
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Vote pour la liste No: 18

Parti du Travail + Aînés

Nous revendiquons pour aujourd’hui…

Du travail pour toutes et tous

-l’application de l’égalité entre les salaires des hommes et des femmes

-l’instauration d’un salaire décent d’au minimum 4000 francs

-l’instruction de la semaine de 35 heures, sans réduction de salaire et avec engagement de personnel

-la mise en place d’une protection contre les licenciements

-application et renforcement des mesures d’accompagnement de la libre circulation avec l’UE

-la fin du dumping salarial

Notre But,

Nous arrivons à la conclusion que pour nous il n’y a rien à améliorer dans le capitalisme. Nous voulons vaincre le système existant et par un travail continuel édifier un ordre vraiment démocratique, un ordre socialiste. Mais nous ne voulons pas nous arrêter à cela. Notre but est une société communiste, ce qui signifie une société sans classe, dans laquelle la vie a un sens pour tous, dans la domination et l’aliénation auront été supprimées et l’équilibre écologique rétabli. Cette société est basée sur les valeurs de l’égalité des droits, du respect mutuel, de la paix et de la libération du contraire.

Dans ce sens nous sommes un parti révolutionnaire, qui se différencie de tous les autres partis politiques suisse.

AliSatigny.jpg


Ali ÜREGEN

Candidat au conseil national

Liste No: 18

Parti du Travail

Blog FR
http://uregen.blog.tdg.ch/

Blog TR
http://www.uregen.blogcu.com/

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11/08/2011

LISTE N°18, Parti du Travail + Aînés

PDT.GE.png

LISTE N°18

Parti du Travail + Aînés

1. WENGER Salika – Genève

Conseillère municipale, membre AVIVO, membre Mouvement populaire des familles (MPF), présidente de l’Association des Suisses contre les intégrismes, membre UNIA

2. ENILINE Alexander – Corsier

Secrétaire cantonal du Parti du Travail, Comité de l’Association des étudiants en lettres (AEL), membres CUAE, membre Comité Suisse-Corée

3. ECUYER Hélène – Genève

Ancienne conseillère municipale, membre Association genevoise des ludothèques, membre WWF, membre MPF, membre AVIVO

4. SPIELMANN Jean – Genève

Président du Parti du Travail, Comité de l’AVIVO, Association des amis du Monde diplomatique, ancien président du Grand conseil, ancien conseiller national

5. MISSOH Massan – Vernier

Association Femmes africaines, CIDAD, Tradition et médecine

6. ECUYER René – Genève

Comité de l’AVIVO, ancien député au Grand conseil, ancien conseiller municipal, ancien juge au tribunal des baux et loyers

7. MEIERHOFFER Charlotte – Genève

Membre AVIVO, membre ASLOCA, Association Femmes africaines, Association Bassa, Association féministe de Genève

8. ÜREGEN Ali – Thônex

Membre SIT, ancien membre Parti communiste turc (TKP), ancien membre ÖDP

9. AYUSAWA Raymonde – Genève

Membre Association Suisse-Cuba, membre Association des habitants de la Vielle-Ville, membre AVIVO

10. COHEN Arthur – Genève

Assistant en communication, membre ASLOCA, membre Association des Suisses contre les intégrismes

11. LANY Xavier – Vésenaz

Ingénieur en agronomie

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10/08/2011

Communiqué de Presse

PDT.GE.pngGenève, le 9 août 2011

Pour le PdT

Alexander Eniline

Secrétaire cantonal

Communiqué de presse Elections nationales du 23 octobre 2011 : Ensemble à Gauche…vraiment ?

Le Parti du Travail estime nécessaire de réagir au communiqué de presse des dites listes

Ensemble à Gauche – La Gauche – solidaritéS, signé Jean Batou, du 8 août 2011, ainsi qu’à 3 articles parus dans le Courrier le 8 et le 9 août ; ce afin de corriger certaines imprécisions, voire contre-vérités flagrantes. Nous nions résolument que les deux listes déposées par solidaritéS soient des listes Ensemble à Gauche. Nous souhaitons rappeler qu’Ensemble à Gauche était une alliance électorale pour les élections municipales en Ville de Genève et dans la commune du Grand-Saconnex conclue entre quatre partenaires : le Parti du Travail, le DAL, les Indépendants de Gauche et solidaritéS. Les communistes s’étaient retirés d’Ensemble à Gauche bien avant le dépôt des listes, et la Gauche n’était pas partie prenante. Nous profiterons de l’occasion pour rappeler à M. Batou qu’à Carouge la liste commune s’intitulait A Gauche Toute !, et non Ensemble à Gauche (ainsi que le laisse entendre le texte de son communiqué). C’est pourquoi nous estimons que pour pouvoir prétendre être Ensemble à Gauche, une liste doit comprendre la totalité, ou tout au moins la majorité des quatre composantes fondatrices, et s’inscrire dans la continuité de la démarche d’Ensemble à Gauche, qui était de rassembler les différentes organisations à la gauche du PS dans leur diversité, afin de travailler ensemble à la réalisation d’un projet politique commun, dans des conditions d’égalité et de respect mutuel. Or ce n’est absolument pas le cas, très loin de là même. Le Parti du Travail et la Gauche combative ne sont pas les seuls à ne pas participer à ces prétendues listes Ensemble à Gauche. En fait, elles comprennent presque exclusivement des membres de solidaritéS ! Mais peut-être mieux vaut commencer par expliquer comment on en est arrivé là. Au sortir des élections municipales, les quatre composants membres d’Ensemble à Gauche entamaient des négociations en vue des élections nationales de cet automne. Le principe sur lesquels se sont entendus à l’unanimité les représentants des organisations membres était celui d’une liste commune, rassemblant les quatre composantes. Nous avions en effet estimé qu’en vue des élections au Grand conseil dans deux ans,

il était nécessaire de démontrer la capacité d’union des forces à la gauche du PS, ce qui ne pouvait se faire qu’à travers une liste commune, ou des listes communes sous-apparentées, comprenant à chaque fois des candidats de toutes les composantes.

Las, nous étions partis pour plusieurs mois de discussions stériles et de poker menteur, sans presque jamais parler de politique. Les représentants de solidaritéS nous ont baladés de semaine en semaine à coup de volte faces, propositions sorties du chapeau et exigences absurdes. A chaque fois, les exigences de solidaritéS augmentaient, au point de rompre tout rapport de proportionnalité et devenir inacceptables pour les autres composantes : il leur fallait la tête de liste (ou les têtes de liste des deux listes sous-apparentées), plus de candidats que les autres, etc. Malgré tout, le Parti du Travail, le DAL et les Indépendants ont continué ces négociations stériles, et étaient même prêts à céder face aux exigences de solidaritéS afin de sauver le principe de la liste unitaire. Mais cela ne suffisait visiblement pas. A la fin, face à l’arrogance de solidaritéS, le PdT, le DAL et les Indépendants ont fait front commun. Alors, à la fin juin, coup de théâtre, solidaritéS proposait de tirer un trait sur l’unité et de déposer des listes sous-apparentées par composantes. Le PdT, le DALet les Indépendants ont fermement refusé. En effet, les électeurs n’y auraient vu qu’autant de listes de partis différentes et une désunion de fait…qui aurait d’ailleurs bien été le cas. Et si l’on se présente séparément, en s’alliant grâce au seul gadget technique du sous-apparentement, comment prétendre que l’on est Ensemble ? A la dernière réunion, les représentants de solidaritéS ont mis fin aux négociations en affirmant qu’ils n’avaient plus le mandat pour négocier sur quoi que ce soit, et qu’ils nous enverraient une lettre expliquant leur proposition de sous-apparentement.

La lettre est arrivée le lundi suivant…en même temps que Pierre Vanek venu déposer une liste composée exclusivement de membres de solidaritéS et intitulée Ensemble à Gauche ! Les trois autres composantes étaient placées devant un chantage scandaleux : devoir se résigner à se sous-apparenter à la liste de solidaritéS, érigée en liste mère, ou partir seuls, et laisser à solidaritéS le malin plaisir de les accuser hypocritement d’avoir brisé l’unité. Nous souhaiterions vous rappeler à ce propos le communiqué de presse commun du DAL et des Indépendants daté du 15 juillet 2011, et notamment ces paroles que nous faisons nôtres : «Nos deux formations […] sont indignées de ce mode de faire qui nous met devant le fait accompli. Nous refusons la division et exigeons que SOLIDARITES retire le libellé d’ENSEMBLE A GAUCHE sur sa liste, qui est une usurpation inadmissible. Nous réitérons, néanmoins, notre demande d’une réunion entre les formations d’Ensemble à Gauche, dans le but de déposer une liste unique pour rétablir l’union entre nous ». Face à l’obstination et à l’arrogance de solidaritéS, le DAL et les Indépendants ont finalement choisi de renoncer à toute participation aux prochaine élections nationales.

Donc, quand M. Batou prétend que «une majorité consistante de la gauche de la gauche a choisi cette fois de former ensemble deux liste sous-apparentées pour le Conseil national», c’est, pour rester poli, une contre-vérité flagrante. Il ne s’agit de rien de plus que d’une liste solidaritéS ensemble…avec solidaritéS. A vrai dire, nous n’avons repéré que deux candidats non membres de solidaritéS, et il doit y avoir tout au plus un ou deux autres que nous n’aurions pas vu. «Des élus AVIVO à la Constituante» ? Des membres solidaritéS, élus sur la liste AVIVO à la Constituante…la nuance est de taille ! « Des candidat-e-s des Indépendants de gauche aux Municipales » ? Nous n’avons relevé que Magali Orsini et Maria Pérez (qui est devenue membre de solidaritéS depuis). C’est le droit le plus strict des candidats qui s’étaient présentés sous les couleurs des Indépendants de gauche de se présenter sur la liste de leur choix, mais cela n’est certainement pas une raison valable pour laisser entendre que les listes de solidaritéS incluent un nombre plus ou moins importants de cette composante, et donc incluent cette composante en tant que telle, ce que fait le texte de Batou ; ni que les Indépendants auraient implosé, comme nous pouvons le lire dans le Courier. Les Indépendants, de même que le DAL, existent et ont pris la décision de ne pas participer aux élections nationales. «Des membres de La Gauche – Genève » ? Non membre de solidaritéS, nous n’avons repéré que Chantal Gasser, et Magali Orsini déjà citée. Par ailleurs, solidaritéS participe à La Gauche à Genève, ce que ne fait pas le PdT, ni la majorité du DAL et des Indépendants. Vu qu’il n’y a pas beaucoup de militants de la gauche radicale à Genève qui ne soient pas membres des quatre organisations susmentionnées, il semble que La Gauche – Genève soit de ce fait avant tout une extension de solidaritéS. Des membres «de solidaritéS » ? On ne trouve que ça ? Les deux listes soi-disant Ensemble à Gauche ne sont donc rien d’autre que des listes de solidaritéS ensemble avec…solidaritéS ! Et élargies à quelques personnes extérieures à solidaritéS.

Une liste ouverte de solidaritéS tout au plus donc, comme nous le faisons aussi d’ailleurs en présentant deux camarades qui ne sont pas issus de nos rangs. Il n’y a donc aucune «majorité consistante », à moins que solidaritéS ne s’imaginent incarner cette majorités à eux tous seuls? Ensemble à Gauche n’étant pas une association, et le nom n’étant pas déposé, nous ne pouvons juridiquement empêcher solidaritéS de prendre ce nom. Nous souhaitons toutefois dénoncer résolument cette basse manœuvre politicienne, ridicule mis à part de partir seul en prétendant être «ensemble », de tentative récupération d’un travail politique et de succès commun aux municipales par solidaritéS ; et attendons des journalistes un minimum de déontologie, qui consiste à ne pas tomber dans le panneau et à dire clairement que les soi-disant listes Ensemble à Gauche ne sont que des listes solidaritéS.

Nous dénonçons d’ailleurs vigoureusement cette récupération politicienne et électoraliste de

l’AVIVO par solidaritéS. Faut-il le rappeler : même si l’actuel président de l’AVIVO est membre de solidaritéS, l’AVIVO n’est pas la propriété de solidaritéS ! Nous rappelons que les militants de l’AVIVO ne sont pas tous membres ou sympathisants solidaritéS, loin de là même, et que le comité de l’AVIVO comprend une majorité de membres qui ne sont pas issus de solidaritéS, dont plusieurs membres du Parti du Travail. Nous rappelons que le Parti du Travail a créé l’AVIVO, mais que nous ne l’avons jamais utilisé comme faire valoir électoral, et avons clairement séparé l’AVIVO et le PdT, ce grâce à quoi l’AVIVO a pu devenir une organisation de masse engagée dans la défense des droits des retraités. Afin que l’AVIVO puisse continuer à jouer son rôle, il importe qu’elle puisse rassembler largement, au-delà des appartenances à tel ou tel parti. Pour cela, le président de l’AVIVO doit rester au-dessus de la mêlée afin de pouvoir représenter tous les membres de l’AVIVO. De se présenter comme tête de liste de la liste qu’il veut est le droit le plus strict de Souhail Mouhanna, mais qu’il le fasse sur une liste solidaritéS en tant que président de l’AVIVO est inadmissible et porte atteinte aux intérêts de l’association. Cela rappelle, si besoin était, que solidaritéS excelle dans l’art de la récupération politique, sans aucun égard pour la cause qu’il récupère. Des membres de l’AVIVO et du comité de l’AVIVO, outrés par cet état de fait, se présentent sur notre liste ou la soutiennent, pour rappeler que solidaritéS n’es pas le propriétaire de l’AVIVO, ni n’a le monopole de la défense des retraités, ce qui explique que notre liste s’appelle

«Parti du Travail + Aînés ».

Nous avons lutté jusqu’au bout pour l’unité. Si le Parti du Travail se présente seul, ce n’est pas par reflexe identitaire, mais suite au constat de l’échec d’Ensemble à Gauche comme forme de regroupement des forces à la gauche du PS autour d’un projet politique commun. La volonté de solidaritéS de récupérer tout l’acquis d’Ensemble à Gauche à leur seul profit, sans égard pour le projet commun et au détriment de la cause qu’ils prétendent servir, leur volonté d’hégémonie à tout prix et leurs méthodes de coups tordus à répétition et de récupération de tout ce qui peut l’être, sans cohérence politique et sans but à long terme, caractéristiques de l’opportunisme de gauche, rendaient toute tentative de poursuite de travail en commun illusoire et contreproductive. Nous avons donc décidé qu’il était pour nous inadmissible de céder au chantage du sous-apparentement, car aucune forme d’alliance n’est possible ni souhaitable si elle est imposée par une partie prenante pour son seul intérêt et non mutuellement consentie, et que nous devions nous présenter seuls afin de mener une véritable lutte politique, et non perdre notre temps dans les méandres de négociations stériles qui au final desservent tous ceux qui s’y embourbent. Nous avons par ailleurs des divergences politiques profondes avec solidaritéS sur l’Union européenne et la libre circulation.

Non pas que nous soyons contre l’immigration, mais parce que nous estimons que les accords bilatéraux tels qu’ils existent favorisent le dumping salarial, ce d’autant que les mesures d’accompagnement ne sont qu’une farce, gravent le néolibéralisme dans le marbre et vont à

l’encontre des intérêts des travailleurs de notre pays. Enfin, nous n’avons jamais affirmé que nous aurions pour projet de partir seuls pour les cantonales dans deux ans, bien qu’il soit fort possible que nous ne puissions plus travailler avec solidaritéS. Notre vision stratégique n’est pas le repli sectaire, mais la construction d’un large front populaire, fondé sur un réel projet politique et une authentique implantation sociale et dans les luttes, et non sur des combines de marchands de tapis, afin de construire une nouvelle société socialiste

P.S : bien que nous n’ayons pas déposé de bulletin pour le Conseil des Etats, nous ferons campagne pour Liliane Maury-Pasquier et Robert Cramer.

Pour le Parti du Travail

Alexander Eniline

Secrétaire cantonal

 

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09/08/2011

Parti du Travail

 

PDT.GE.png

 

 

 

Aujourd'hui le 8 juillet 2011, dépôt de sa propre liste du Parti du Travail + Aînés.

Je me suis présenté comme un candidat du parti du travail au conseil national du 23 octobre 2011

Ali ÜREGEN

Membre du PdT

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08/08/2011

Fete des Peuple

PDT.GE.pngCrise financière et action politique


Avec brutalité la crise financière démontre la réalité du système capitaliste. Désormais sa nocivité apparaît en pleine lumière.
Pour autant la crise économique et financière n’a pas encore pour vertu de ramener les milieux populaires sur le devant de la scène politique et intellectuelle. Massivement abstentionniste, désertant les luttes politiques et syndicales, la population semble résignée, même si l’indignation commence à gagner du terrain !


On aurait pu imaginer des réactions différentes après le pillage de milliards de fonds publics transférer et offerts en cadeau aux banquiers pour compenser les pertes de leurs politiques de spéculation. En toute impunité, les gouvernants ont ainsi transformé les déficits et les pertes des banquiers en déficits publics et imposent aujourd’hui des mesures drastiques aux peuples pour réduire les déficits publics !
Dans une telle situation politique il devient toujours plus difficile de faire croire que l’immigré ou le délinquant sont à l’origine de la récession et de son cortège de drames sociaux. Mais les véritables responsables de cette débâcle financière ne sont guère mis en cause. «Tout en haut, il y a toujours la sphère financière, qui reste suffisamment abstraite pour que le peuple ne manifeste contre les sphères d’en haut ».
Ce n’est la même chose pour les « gens de tous les jours », qui dans leur diversité représentent les principales victimes de cette crise, ceux de l’exclusion et de la pauvreté. Ils représentent un visage autrement plus concret que celui des puissants de ce monde. Plutôt amers et désabusés, ils sont conscients d’être grugés; pourtant les expressions de révolte ne sont pas encore assez nombreuses.
Mais reprenons tranquillement et lucidement le chemin parcouru pour arriver à cette crise financière sans précédent.
Les tenants du libéralisme, des privatisations et du moins d’Etat ont imposé depuis la période Thatcher et Reagan une politique de démantèlement des structures d’Etat, des acquis sociaux, et de privatisations sans précédent dans l’histoire de l’humanité.
La construction européenne en est l’exemple le plus significatif. En lieu et place d’une union des peuples et des Etats librement consentie, d’une addition de décision démocratique, nous avons assisté à la construction de l’Europe des marchands, à l’imposition à marche forcée du démantèlement des structures d’Etat, des services publics, des droits démocratiques, de la politique sociale et culturelle.
La constitution européenne, les traités constitutifs ont été rédigé et imposé aux peuples sans participation démocratique.
Or, la légitimité des lois et plus particulièrement des constitutions sont à l’origine des modes d’organisations et de fonctionnement d’une société.


Jean-Jacques Rousseau disait à ce propos il y a plus de 2 siècles
"Il faut substituer aux relations d'hommes à hommes (qui sont violentes) la relation du citoyen à la loi
"Le grand problème politique, c'est de trouver une forme de gouvernement qui mette la loi au-dessus de l'homme"
« Un peuple qui aliène sa souveraineté perd sa qualité de peuple et se dissout par cet acte. De même un individu n’a pas le droit d’aliéner sa liberté, de
même un peuple n’a pas le droit d’aliéner sa souveraineté. Ce sont là des droits que l’on possède sans avoir la faculté de les aliéner. »
« La liberté ne saurait être cédée par un pacte car il n’y a rien au monde qui puisse pour un Homme compenser la perte de sa liberté. L’Etat doit donc avoir pour fin, pour but essentiel la liberté de tous les citoyens
Et il ajoutait « Dans quelque vue qu’une nation veuille être gouvernée, la première chose qu'elle doit savoir c’est que des alliances, des traités, ne peuvent que lier le faible au fort mais ne lie jamais le fort au faible »
C’est tout le contraire qui est en train de se produire, à une exception près, la construction européenne et le traité de Lisbonne n’ont pas été approuvés par les peuples concernés, mais par les gouvernants qui ont élaboré cette Constitution au nom des citoyens et des États d'Europe,
Aujourd’hui encore nouveau pacte pour l’euro sera imposé sans débat démocratique !
Jamais encore l’Union européenne n’avait poussé aussi loin une offensive contre les droits sociaux et la souveraineté populaire qu’avec la série de mesures que le Conseil européen a adoptées les 24 et 25 mars dans le cadre de la « gouvernance économique », particulièrement du « Pacte pour l’euro ».


Le « Pacte pour l’euro » est le pacte contre l’Europe sociale ! C’est un coup d’État passé sous silence des marchés contre la démocratie.
Qu'on en juge avec les objectifs de ce pacte :
LE PACTE DE L’EURO L’objectif du pacte serait d’approfondir le pilier économique de l’Union monétaire
En fait il s’agit d’imposer toute une série de mesures qui ne doivent pas passer par les parlements mais être imposées par les chefs d’Etat.
Parmi ces mesures toutes centrée sur la compétitivité financière, les objectifs clé sont d’encourager la compétitivité, notamment par l’alignement de l’évolution des salaires et de la productivité ;
Contribuer davantage à la viabilité des finances publiques, notamment en ce qui concerne la dette publique ainsi que les systèmes de retraites et de sécurité sociale ;
Renforcer la stabilité financière.
Les États non membres de la zone euro peuvent se joindre au processus sur cette base.
Indicateurs de performances et réformes politiques
Encourager la compétitivité
Chaque pays sera responsable des actions politiques qu’il choisit pour encourager la compétitivité, mais on accordera une attention particulière aux réformes suivantes :
Réexamen des dispositions de fixation des salaires afin d’accroître la décentralisation dans le processus de négociation et d’améliorer le mécanisme d’indexation ;
Veiller à la modération salariale dans le secteur public (compte tenu de son important effet de signal).
Mesures pour augmenter la productivité, telles que :
Ouverture plus poussée des secteurs protégés par des mesures prises au niveau national pour identifier et lever les entraves injustifiées tel que les quotas et les magasins fermés, y compris dans les industries de réseau, et les restrictions
dans le secteur de détail, tels que les restrictions disproportionnées sur les heures d’ouverture, favoriser la concurrence et l’efficacité
Réduire la paperasserie et réduire de moitié le temps nécessaire pour obtenir des jugements sur les affaires commerciales.
Des réformes du marché du travail, pour promouvoir la «flexicurité»
Des réformes fiscales, comme déplacer la fiscalité du travail vers la consommation par la fiscalité indirecte
Les régimes de retraite et de prestations, et en tenant compte des facteurs démographiques.
Alignement de l’âge de la retraite avec l’espérance de vie ;
Réduction des régimes de retraites anticipées
Règles budgétaires nationales
Les États membres de la zone euro devraient assurer la pleine conformité avec les règles budgétaires de l’UE
Coordination fiscale
L’élaboration d’une assiette commune consolidée pour l’impôt des sociétés
Permettez moi une parenthèse sur ce nouveau mot FLEXICURITE
Pour mieux comprendre son sens il faut se rapporter au pacte signé entre l’Allemagne de Merkel et Sarkozy pour promouvoir la précarité comme norme de l’emploi.


Ce document en «privilégiant une taxation de la consommation par le biais de la fiscalité indirecte», la plus injuste comme chacun sait. Par contre il prévoit «une assiette commune de l’impôt sur les sociétés», donc une baisse !
S’agissant du travail, il est demandé d’appliquer partout la «flex-sécurité», c’est-à-dire de promouvoir la précarité comme norme de l’emploi. Le Conseil
européen veut même s’occuper de la manière dont doivent être menées «les négociations sociales», allant jusqu’à préconiser «la révision des dispositifs de fixation des salaires» pour «augmenter la décentralisation dans le processus de négociation et le mécanisme d’indexation». Donc, plus de négociations globales collectives, mais des fragmentations par secteur, voire par territoire.
Le projet du Conseil européen demande de «lever toute restriction d’ouverture dans la vente qui était fondée sur des critères horaires ou géographiques». Autrement dit, les magasins seront obligatoirement ouverts le dimanche, et plus si nécessaire. Des secteurs et des professions qui jusque-là étaient protégés par des quotas, comme les pharmacies, les taxis, les notaires, les vétérinaires, les coiffeurs, les architectes, etc., seront ouverts et mis en concurrence. C’est d’ailleurs ce que proposait le fameux rapport Attali…
Et le texte caché invente le concept de «frein de dettes». Ceci sera obtenu par le contrôle a priori des budgets des États, des budgets sociaux par le Conseil ou la Commission contre les Parlements nationaux. Et, pour la première fois, est envisagée dans un texte d’origine européenne la nécessité de modifier les constitutions nationales pour y insérer l’interdiction de faire des «déficits».
Pour bien démontrer sa volonté de fer, le tandem Sarkozy-Merkel, veut que «chaque État membre de la zone euro s’entende pour définir au plus haut niveau (c’est-à-dire au niveau des chefs de gouvernement, mettant ainsi de côté la Commission et le Parlement) des objectifs concrets à atteindre dans les douze mois».


Il s’agit d’un projet de guerre antisociale et antidémocratique. Alors que des peuples se libèrent en ce moment de dictatures, les institutions européennes, elles, souhaitent à jamais installer sur notre continent la dictature de la finance contre les droits sociaux et humains.
FACE AU « PACTE POUR L'EURO » : il faut une large contre-offensive des peuples
Les décisions prises concernent directement les dix-sept pays membres de la zone euro, mais aussi les autres pays européens.
Le président de la Commission, José Manuel Barroso, les a qualifiées de « plus grand changement accompli par l’Union européenne depuis des lustres ». C’est vrai : après la transformation de la Grèce en terrain d’expérimentation ultralibérale, ces décisions structurantes dressent un mémorandum européen qui vise à enfermer tous les peuples européens dans un avenir de régression sociale, une phase historique d’une brutalité inouïe. Le « Pacte pour l’euro » est le pacte contre l’Europe sociale ! C’est un coup d’État passé sous silence des marchés contre la démocratie.


On comprend que le secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats ait qualifié ces mesures de « pacte pervers pour un niveau de vie plus bas, davantage d'inégalités et un travail plus précaire », souligné qu'elles « réduisent les Etats membres à un statut quasi colonial » et annoncé qu'il « sera impossible à la CES de soutenir tout nouveau traité qui les contient »
Pourquoi un tel acharnement de la part des dirigeants de droite et sociaux-démocrates européens et pourquoi maintenant? C’est que la crise du capitalisme mondialisé, qui a éclaté en 2008, a entraîné la faillite du modèle structurel européen en vigueur. Pour sauver le système plongé dans la crise des banques et des institutions financières, les États ont renforcé les marchés financiers au point de leur donner un pouvoir décisif. Leur domination est aujourd’hui telle qu’elle ne laisse plus de place aux impératifs sociaux et à la liberté des peuples de choisir leur destin.


Nous devons exprimer notre opposition absolue à ce pacte porteur d’une conception ultra régressive de la construction européenne. Nous félicitons le peuple islandais de sa décision prise par référendum pour la seconde fois de refuser les sacrifices qu’on prétend lui imposer pour lui faire payer la crise financière. Nous apportons notre total soutiens aux nombreuses et puissantes mobilisations sociales qui sont organisées, les unes après les autres, en Grèce, en Espagne, en Italie, en Allemagne, en France, en Angleterre, en Hongrie, au Portugal ainsi qu’à l’échelle européenne.


Au travers de ces luttes, les peuples européens manifestent leur refus de se soumettre aux plans d’hyper austérité. Ils sont de plus en plus nombreux à défendre aujourd’hui les valeurs de services publics, de biens communs, de conditions de travail et de salaires humains.
Le parti de la Gauche Européenne vient de prendre positions et mettre l’accent sur une triple exigence :
 Un changement radical de la conception de l’Union européenne, de ses traités et de ses politiques, qui porte la perspective stratégique d’une refondation de l’Europe donnant la priorité immédiate au développement social et à la solidarité.
 Des mesures concrètes permettant de mettre en cause la toute-puissance des marchés financiers et de les soumettre à la régulation et au contrôle social ;
 L’implication des peuples, des citoyens et des acteurs sociaux dans l’élaboration, l’évaluation et le contrôle des politiques européennes. Le « Pacte pour l’euro » autoritariste mérite une réplique d’indignation et de révolte démocratique des peuples européens. C’est pourquoi nous exigeons l’organisation de référendums ou de toute autre forme possible de consultation démocratique dans tous les pays membres de l’Union européenne pour demander le rejet de ce nouveau traité.


Sur le fonds des luttes démocratique en cours il nous faut souligner les luttes du peuple Grec. Les manifestations politiques de masse à Athènes sont une des trop rares interventions politiques directes du peuple face à la crise. Ces interventions sont exemplaires, car elles ignorent les menaces formulées par les dirigeants européens selon lesquelles si le peuple Grec ne se plie pas, il se retrouvera sans salaires et sans retraites.


La crise dans la zone Euro est profonde, pas seulement en Grèce, en Irlande, au Portugal et en Espagne. Cette crise est une crise globale du système capitaliste. Sans réaction, sans changements politiques profonds la crise ira en s'intensifiant.


LE PEUPLE DOIT REPRENDRE CE QUI LUI APPARTIENT


Les responsables financiers et politiques de cette crise ont une dette envers le peuple. Ce sont eux qui doivent de l'argent aux travailleurs dans les entreprises, dans le commerce, dans les services, dans le privé et le public, ils doivent de l'argent en salaires et en retraites à l'écrasante majorité des travailleurs salariés. Ils leur doivent la fortune énorme qu'ils ont pillée et accumulée. Ils doivent l'argent détourné des fonds de sécurité sociale. Ils doivent tout ce que les populations ont payé pour leur éducation, leur couverture et leur prévention médicale, des mesures de santé et de sécurité. Ils leur doivent les sommes énormes dépensée en équipements militaires, aux guerre conduite contre les peuples avec l'OTAN et aux guerres locales en Yougoslavie Ce ne sont pas les peuples qui sont endetté ce qui est à l’ordre du jour c’est la prise du pouvoir, la réappropriation des moyens de production, à travers la socialisation et les coopératives populaires, à travers le contrôle du peuple à la
base, avec un parlement du peuple comptant des représentants élus avec une planification nationale et l’élimination de toute forme de chômage.

Pour conduire ces luttes, il faut une organisation, une unité dans l’action. Face aux politiques de compromis et de collaboration suivie de trop nombreux partis socialistes qui sont au pouvoir en Grèce, mais aussi pendant des années en France, en Espagne, au Portugal etc. il est nécessaire de renforcer l’action des partis communistes et progressistes qui poursuivent la lutte politique et idéologique pour une autre société,celle du socialisme démocratique de demain que nous voulons construire.


Jean Spielmann
Genève le 8 juillet 2011

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